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Le Black Friday … et après?

Allez, pour changer un peu on va parler du Black Friday. Il faut dire qu’on nous en a tellement parlé avant la date fatidique, qu’il fallait quand même bien tirer un peu le bilan de cette journée qui, quasiment inconnue il y a encore deux ou trois ans, a particulièrement bien décollé cette année en Belgique. Et puis, il y a des questions qui se posent aussi, sur notre comportement de consommateurs notamment.

Le Black Friday en 2017? En Belgique, ça aura représenté 5,6 millions de transactions pour la seule journée du Black Friday, c’est-à-dire 10% de plus que le vendredi d’avant, et 19% de plus que le Black Friday 2016! Il faut dire qu’on a relevé des réductions allant jusqu’à 80% sur certains produits. Et qu’à la veille des fêtes de fin d’année, beaucoup d’entre nous ont été touchés en plein coeur par ces bonnes affaires à gogo.

5,6 millions de transactions, c’est énorme!

Et ça laisse imaginer l’incroyable volume d’argent qui a été échangé sur une si courte période, comme si notre vie en dépendait! Pourtant, à l’heure actuelle, c’est presque difficile d’acheter quelque chose au prix plein! Soldes d’hiver, soldes de mi-saison, soldes d’été, Black Friday, Cyber Monday, auxquels on ajoute les braderies, les actions spéciales, et les webshops qui font leur promo de leur côté… Mis bout à bout, ça donne le tournis!

Et puis ça pose question sur notre consommation hyperactive, voire irréfléchie. Et sur les montants qu’on est capables de dépenser dans des biens de consommation parfois peu ou pas indispensables et/ou de qualité douteuse, et presque toujours au profit des grandes enseignes de l’industrie. Tout ça dans un contexte de crise économique – en tout cas c’est ce qu’on entend à tous les coins de rue -, un contexte où chacun est près de ses sous … Alors pour moi, le Black Friday, ça a été le moment de me poser une grande question: n’y a-t-il pas moyen de dépenser son argent de façon plus réfléchie, moins débridée, et de choisir d’en faire autre chose que de le déposer gentiment dans la poche des grandes marques qui déversent sous nos yeux ébahis les bonnes affaires qui nous feront passer à l’acte d’achat. Voici quelques idées.

Opter pour la qualité, l’artisanat, le local

Il y moyen de sélectionner des produits ou des producteurs qui nous tiennent à coeur, parfois bien loin de la grande industrie de masse, quitte parfois à payer un peu plus cher pour avoir un article unique, réalisé avec soin et passion par un artisan spécialisé.

Cette suggestion m’est venue en lisant un billet d’humeur posté par une certaine « Lou » qui a fait de sa passion son métier: elle a mis sur pieds un atelier de création de bijoux, le « Tiroir de Lou », et défend au travers de son travail de belles valeurs de produits faits main, en Belgique, avec des matières premières qu’elle déniche auprès d’une quinzaine de fournisseurs uniquement en Europe, et avec l’exigence d’une grande qualité et d’une vraie durabilité.

Sur le blog de son atelier, elle se posait beaucoup de questions sur le Black Friday, tiraillée qu’elle est entre la passion qui l’habite et qui l’anime au quotidien dans son travail, et l’inexorable nécessité de vendre et de faire rentrer de l’argent dans sa société. J’ai trouvé sa réflexion sur le Black Friday très juste, et je suis certain que beaucoup d’artisans se sont retrouvés dans la même situation d’inconfort par rapport à cette journée de surconsommation inédite. Pour savoir ce qu’elle en dit, c’est par ici!

Placer son argent dans quelque chose qui a du sens…

… et investir pour le futur. C’est une réflexion qui m’habite depuis la seconde à laquelle je suis devenu papa. Mes enfants, nos enfants, c’est notre futur, et investir en eux ou pour eux m’est vite apparu comme une belle manière de faire fructifier les quelques euros que je peux mettre de côté. Cet argent, je pourrais le dépenser en vêtements ou en parfums lors d’un Black Friday plus retentissant que les autres. Mais sincèrement, je préfère opter pour un investissement plus durable.

Au détour d’un article sur l’épargne paru mi-octobre, j’ai eu l’occasion de faire un petit tour d’horizon des formules qui permettent de mettre de l’argent de côté pour ses enfants ou petits-enfants. Chaque formule a des avantages et inconvénients.

  1. Pour commencer il y a le simple carnet d’épargne, que vous ouvrez à votre nom. Dans ce cas, vous restez maître à 100% de votre argent; vous pouvez l’utiliser à votre guise, et quand vous le décidez, vous transférez les fonds à votre descendance. Ou pas, … c’est selon! En fait vous ne vous engagez à rien. Par contre, c’est important de noter que des frais de succession ou de donation peuvent s’appliquer dans certaines situations.
  1. On peut aussi ouvrir un compte directement au nom de l’enfant. L’avantage non négligeable, c’est que vous êtes certain que tout arrivera aux mains de la bonne personne. Même si vous deviez malheureusement décéder prématurément, l’épargne tomberait en dehors de votre succession, donc c’est vraiment « 100% bénéf », si je peux dire, pour le bénéficiaire. Le risque ou le point négatif, c’est que c’est très difficile d’aller ponctionner une somme d’argent en cas de coup dur financier par exemple. Puisque cet argent, dès qu’il est versé, ne vous appartient plus vraiment. Il faut aussi noter que quand le bénéficiaire atteint 18 ans, vous perdez automatiquement le contrôle du compte. Donc si vous estimez que celui-ci n’est pas suffisamment mature pour hériter de votre épargne, vous êtes pieds et poings liés.
  1. Une solution intermédiaire est proposée par certaines banques. Ça s’appelle un compte épargne avec clause de tiers bénéficiaire à l’avantage de l’enfant que vous désignez. Le compte est à votre nom, mais il est créé au bénéfice de l’enfant. Et vous choisissez la date où il peut y avoir accès. La gestion du compte est 100% entre vos mains avant la date de libération des fonds. Par contre, dans cette formule, des droits de succession seront dûs en cas de décès prématuré ou dans les trois ans de la libération des fonds.

Je ne veux absolument pas m’ériger en conseiller bancaire! Je sais aussi que beaucoup d’entre nous ont, à raison sans doute, une certaine aversion pour les institutions bancaires traditionnelles qui ont pu abuser de la confiance de nombreux clients dans un passé pas si lointain. D’autres diront qu’avec les taux d’intérêts actuels, ça ne vaut pas la peine d’aller bloquer de l’argent sur des comptes. Néanmoins, je trouve qu’ici on a vraiment des possibilités d’investissements (entre guillemets) qui sont des investissements (1) à long terme, (2) peu risqués et (3) à but plutôt louable!

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