Mobility

5 conseils pour acheter sa voiture en toute conscience

Le secteur de l’automobile se décline à tout va et propose désormais une foule de modèles de voitures, chaque marque déclinant toutes les gammes, de la mini-citadine au plus gros 4×4. Pas toujours facile de s’y retrouver et surtout de faire les bons choix. Voici quelques éléments pour guider vos choix en toute conscience.

  • 1. Ai-je besoin d’une voiture?

Pour moi, c’est bien la première chose à se demander. En tant que consommateur averti, sensible aux questions de mobilité et de pollution, la moindre des choses est tout simplement de se demander: « est-ce que j’ai besoin d’une voiture? ». A ne pas perdre de vue pour répondre à cette question: toutes les alternatives à la voiture personnelle comme les transports en commun, la mobilité douce, les voitures partagées.

Du coup, la réponse à la question « ai-je besoin d’une voiture? » dépendra de votre profil: où vivez-vous, ville ou campagne, quels types de trajets comptez-vous faire, etc. Si vous faites tous les jours le même aller-retour maison-boulot et que le tram passe dans votre rue, la voiture ne sera probablement pas le maître-achat pour vous. Se poser la question  vaut vraiment la peine.

  • 2. Pourquoi ai-je besoin d’une voiture?

Imaginons que la voiture soit l’option conservée, il faut encore déterminer ce que vous voulez en faire. Soit c’est un achat utilitaire, parce que vous devez transporter vos enfants à l’école, au tennis, à l’académie de musique… Ou bien une voiture « plaisir », une belle décapotable à ne sortir que les week-ends… Ou encore une voiture aussi compacte que possible, parce que vous n’avez pas de garage et que vous devez vous battre tous les jours pour vous faire une place dans la rue. Bien prendre en compte ses besoins évite les déconvenues.

Moi par exemple, j’ai opté pour un modèle de type coupé sport il y a trois ans. Chouette bagnole pour un jeune célibataire. Sauf qu’entretemps, j’ai eu un enfant, puis bientôt un deuxième … et que mon prochain achat utile sera sans doute un chausse-pieds pour les faire entrer sur la banquette arrière!

  • 3. Quels sont les coûts à prendre en compte?

Ensuite vient évidemment la question du prix. Le prix d’achat bien sûr, mais aussi toutes sortes d’autres frais pour lesquels on ne prend pas toujours suffisamment de renseignements au préalable : les taxes, le carburant, les entretiens …

Mais commençons par le prix d’achat. Une fois que vous avez choisi votre gamme ou le type de modèle que vous souhaitez acquérir, un seul mot d’ordre: com-pa-rer! Faites la balance entre le confort, le design et le côté pratique de votre véhicule. Bien souvent, ce qui coûte cher, c’est l’apparat: les lignes sportives, les couleurs spéciales, l’intérieur cuir, les phares à LED… C’est très joli, ça donne vraiment envie, mais ce n’est pas forcément utile. Et donc ça peut éventuellement être mis de côté, afin de limiter les frais.

Pour tout le reste, pour tout ce qui fait vraiment une voiture, (c’est-à-dire en gros son moteur), il y a énormément de synergies entre les marques, et de nombreuses voitures sont équipées du même moteur. Cela se fait évidemment à l’intérieur d’un même groupe – je pense aux groupes comme VW (Audi-Seat-Skoda-VOlkswagen), Renault-Dacia-Nissan, PSA (avec Peugeot, DS, Citroën et maintenant Opel), Fiat (avec Abarth, Jeep, Alfa Romeo), qui rentabilisent leurs plateformes et le développement de leurs moteurs dans les modèles de leurs différentes marques – mais il existe aussi des synergies entre des marques totalement indépendantes par ailleurs. C’est ainsi qu’on peut retrouver par exemple des moteurs Renault dans certains modèles de Mercedes.

Exception faite des achats « coup de coeur », la grande concentration des marques doit pousser le consommateur à comparer encore plus. Si vous n’êtes pas trop regardant au design et au côté « m’as-tu-vu » de la voiture, il y a vraiment moyen de négocier fermement avec les concessionnaires de différentes marques. Pour négocier encore mieux, il y a la grand-messe annuelle, le moment à ne pas rater: le Salon de l’Auto de Bruxelles. Il a lieu chaque année en janvier, et offre le grand avantage de réunir sous un seul et même toit toutes les marques automobiles distribuées dans le royaume. Une aubaine pour passer de chapelle en chapelle avec des offres toujours plus concurrentielles.

Outre le prix d’achat, il y a lieu de tenir compte des taxes. Car soyons clairs, la première chose que vous allez faire après avoir acheté votre voiture, c’est payer la taxe de mise en circulation ou TMC. C’est une taxe qui est à payer une seule fois, lors de l’acquisition d’un véhicule, qu’il soit neuf ou d’occasion. Elle n’est pas liée au type de carburant mais bien à la puissance et à l’âge de la voiture. Plus la voiture est récente et puissante, plus la TMC sera élevée. Cette taxe peut atteindre, pour les voitures les plus puissantes (plus de 17 chevaux fiscaux), près de 5.000€. Il vous faudra également vous acquitter d’une taxe connexe, l’éco-malus, qui dépend du taux d’émission de CO2 de la voiture que vous acquérez. Autant le savoir, cet éco-malus peut aller de 100 jusqu’à 2.500€ quand même!

 

Ensuite vient la taxe de circulation, qui oscille entre 80 et 2000€, mais qui, elle, est à payer annuellement, contrairement à la TMC qui n’est due que lors de l’achat de la voiture.

Toutes les infos sur la TMC, l’éco-malus, la taxe de circulation sont disponibles ci-dessous:

a. Pour la Wallonie et Bruxelles : TMC et Taxe de Circulation;

b. Pour la Flandre: Belastingsportaal Vlaanderen

Enfin, au chapitre des coûts difficiles à prévoir, il y a encore les entretiens (ça n’arrive que quelques fois sur la durée de vie d’une voiture, mais certaines marques sont connues pour pratiquer des tarifs très élevés pour les entretiens), le carburant (dont le coût peut varier assez sensiblement à la suite de paramètres totalement imprévisibles sur le long terme, comme la situation politique des pays producteurs de pétrole ou un changement dans la politique d’accises de nos gouvernements), et enfin l’assurance.

Votre assurance auto elle va dépendre de votre profil (votre âge, vos antécédents, bref, le risque que vous représentez), ainsi que de la valeur de la voiture. A nouveau sur ce point, je ne peux qu’encourager tout le monde à comparer les offres d’assurances avec grand soin. Les économies peuvent être vraiment substantielles mais il est terriblement important d’être absolument certain de bénéficier de tous les services nécessaires. Un petit conseil pour les comparaisons:  test-achats.be, guide-erpagne.be ou assurances.be qui permettent de comparer en toute simplicité les différents assureurs de Belgique.

  • 4. Quel carburant choisir?

Le choix du carburant est primordial, mais il se complique assez bien actuellement. Ces dernières années, les gouvernements ont d’abord poussé le diesel en optant pour des accises plus basses et en octroyant même des primes pour les moteurs les moins polluants. On a vu ce que ça a donné avec la vaste fraude au logiciel espion, que l’on a appelé Dieselgate. Du coup, changement de programme, l’essence reprend vigueur. Certains constructeurs automobiles prévoient même d’abandonner complètement les développements de moteurs au diesel, considérés comme plus polluants que ceux fonctionnant à l’hydrogène ou l’essence.

Quant aux voitures à moteur électrique, elles sont encore marginales à l’heure actuelle. Elles représentent un peu plus de 4.300 véhicules en 2016 en Belgique. On commence à voir émerger de très bonnes performances, que ce soit en termes de puissance, d’autonomie ou de rapidité de recharge. Le prix d’achat reste néanmoins largement plus élevé que celui des moteurs thermiques, et la taxation n’est pas toujours très logique, puisqu’elle dépend de la puissance de la voiture. Donc même avec une voiture électrique qui n’émet pas un gramme de CO2, on peut se retrouver avec une TMC très élevée – en Wallonie en tout cas – , c’est un peu rédhibitoire.

  • 5. Le leasing privé, une bonne alternative?

Le leasing privé a fait son apparition assez récemment chez nous. Il s’agit d’une formule de location long-terme: vous payez chaque mois un montant fixe qui comprend la location de la voiture, les taxes, les assurances, les entretiens, les changements de pneus etc, bref, tout sauf le carburant.

La formule peut paraître assez attractive, d’autant que les prix ne sont pas forcément très élevés. Mais les inconvénients ne sont pas à ignorer non plus: notamment, le véhicule ne vous appartient pas; vous ne faites que le louer et devez le restituer à la fin du leasing. De ce fait, vous n’avez aucune liberté de personnalisation (coller un autocollant, teinter les vitres en noir, que sais-je…). En plus le nombre de kilomètres est limité et tout kilomètre supplémentaire est facturé en fin de contrat. Idem pour les dégâts éventuellement occasionnés au véhicule. Et enfin, la résiliation anticipée du contrat revient très cher. Autant d’éléments dont il faut être conscient avant d’apposer sa signature sur la dernière page du contrat!

 

Vous avez des conseils en la matière? Vous avez eu de bonnes ou de mauvaise expériences lors de l’achat d’un véhicule? Ça m’intéresse! Réagissez en commentant ce post!

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